Un produit sur deux ne respecte pas la réglementation.
Dans la plupart des huiles d’olive "à la truffe" vendues en supermarché, il n’y a pas de truffe à l’intérieur, uniquement de l'arôme.
Un procédé tout à fait légal, à condition de bien l’indiquer sur l’étiquette.
En France, la règle est simple : pour les mentions "aromatisé", "saveur" ou "goût de truffe, aucune trace du champignon n’est nécessaire.
Pour la mention "à la truffe", le produit doit toutefois en contenir 1% au minimum.
Et il doit y en avoir au moins 3% pour l'appellation "truffé".
L’association 60 millions de consommateurs a passé au crible des dizaines de références et les fraudes sont nombreuses, si l’on en croit le résultat de son enquête.
A l’instar de ce paquet de tagliatelles à la truffe blanche, vendu 13 euros.
En regardant l’étiquette, on constate qu’il en contient seulement 0,4%.
Idem pour avec un paquet de riz aux truffes noires qui n’en a lui que 0,3%.
Quand les gens mangent de la vraie truffe, ils nous disent que ce n’est pas de la truffe.
Leur palais a été habitué à quelque chose de faux.
Rien que le fait de voir le mot truffe à l’avant d’un produit donne envie de l’acheter car c’est synonyme de luxe, de gastronomie.
Alors forcément, c’est un appât, un très bon argument marketing.
Et parfois aussi une pratique commerciale trompeuse qui est pourtant passible de deux ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amendes.
Selon la répression des frondes, un produit sur deux serait concerné.
De quoi agacer les trufficulteurs.
Pour eux, l’arôme de truffe bon marché est en train de dévaloriser leurs champignons, vendus ici pour certains jusqu’à 500 euros le kilo.
C’est de l’arnaque.
Quand les gens mangent de la vraie truffe, ils nous disent que ce n’est pas de la truffe.
Leur palais a été habitué à quelque chose de faux.